L'humanité de la couture est en scène au "Salon" Valentino.

La haute couture est définitivement sortie de sa tour d’ivoire, même si elle reste à la portée des seules élites : l’équilibre avec lequel Pierpaolo Piccioli il fait rêver et réel, esprit et matière, dialogue, il est magistral.

Dans l’hôtel particulier Delpech de Chaumot du XVIIIe siècle, les mannequins descendent du grand escalier à vis, devant les invités dans un silence religieux, dont un élégant Jennifer Lopez.

Sur la musique de Chaste Diva « Le Salon » est en scène, des créations superbement travaillées, avec tous les ingrédients de la haute couture – des volants opulents aux volutes de plumages, du tulle brodé aux jeux de drapés et de plissés – mais les pieds sur terre, assimilant modernité et presque quotidien de parkas, manteaux, capes et pantalons classiques à l’apparente simplicité.

«Dans une époque obsédée par l’artificiel, voici le réel», déclare aux journalistes le directeur créatif, qui associe des vestes cintrées à des robes fluides, des blazers de ligne masculine à des jupes sirène, des manteaux en cachemire aux formes sculpturales à une jupe ballon en taffetas, ainsi qu’à un cache-poussière en paillettes PET argentées ou une cape-poncho de boutons de roses à effet 3D, portée sur un pantalon rayé.

Un hommage donc à la virtuosité, à l’excellence, au miracle créatif de la haute couture, sans oublier ce qui le rend possible.

Ici, les coulisses refont surface, les couturières applaudissant sur le podium.

C’est le nouveau luxe : le pouvoir démiurgique et imaginatif des ateliers, où la beauté naît et prend forme.

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